Activité physique : votre allié contre les maladies chroniques

Bouger est bon pour la santé et vous le savez. Mais connaissez-vous réellement l’impact que cela peut avoir sur votre corps ? Il a été démontré que pratiquer les fameuses 30 minutes d’activité quotidienne permettrait de diminuer la mortalité de 30% en ayant un effet protecteur vis-à-vis des maladies chroniques. Et oui, l’exercice physique a tout bon : il améliore votre bien-être tout en vous protégeant !

Associée à une alimentation équilibrée, l’activité physique prévient un certain nombre de problèmes de santé, notamment les maladies chroniques. Cette activité ne doit pas nécessairement être de forte intensité pour être efficace ! Le plus important est de sortir de la sédentarité ou du moins de conserver une activité modérée régulière.

L’idéal serait de faire 30 minutes d’activité physique modérée par jour. N’ayez pas peur, c’est plus simple que ça n’y parait ! La marche à pied, les déplacements, le vélo, le jardinage, le ménage etc. facilitent bien souvent l’atteinte de cet objectif !

 

Les effets bénéfiques sur le corps 

Pratiquer une activité physique, permet à tout âge de lutter contre les maladies chroniques. Revenons maintenant sur les diverses pathologies concernées :

 

  • Les maladies cardiovasculaires

L’exercice physique a un effet protecteur sur le plan cardiovasculaire. En effet, il agit sur les facteurs de risques tels que l’hypertension artérielle, le cholestérol, les dyslipidémies (quantité anormalement élevée de lipides dans le sang) et l’agrégation plaquettaire (qui conduit aux thromboses).

L’activité n’a pas besoin d’être très intense pour pouvoir bénéficier des bienfaits au niveau cardiovasculaire : la régularité est le mot d’ordre pour pouvoir rester en forme !

 

  • Les cancers

De nombreuses études ont démontré l’effet protecteur de l’activité physique vis-à-vis de certains cancers : une diminution de l’incidence et de la mortalité est flagrante dans le cas du cancer du côlon et du cancer du sein. L’exercice physique régulier notamment après la ménopause réduit de 30% le risque du cancer du sein !

De manière légèrement moins significative, les cancers de la prostate, de l’endomètre et du poumon sont également concernés par cet effet protecteur.

Les facteurs permettant d’expliquer les effets bénéfiques de l’activité physique sur certains cancers seraient les répercussions sur le transit. En effet, l’exposition aux carcinogènes alimentaires au niveau de la muqueuse intestinale est réduite avec l’exercice physique. Ceci explique notamment pourquoi le cancer du côlon est le cancer le plus facilement évitable lorsqu’on est actif.

La perte de poids, l’amélioration de l’immunité et les effets positifs métaboliques et hormonaux induits par l’activité physique peuvent également jouer un rôle protecteur vis-à-vis des cancers.

 

  • L’obésité

L’activité physique est l’un des deux leviers permettant de prévenir la prise de poids ou d’en perdre.

En effet, faire de l’exercice agit d’une part directement sur le bilan énergétique en augmentant les dépenses, et d’autre part sur l’utilisation des graisses pour fournir de l’énergie. C’est en pratiquant une activité d’intensité moyenne que le niveau d’oxydation des lipides est le plus élevé. Il n’est donc pas nécessaire de s’épuiser pour percevoir de bons résultats !

 

  • Le diabète

Le diabète de type II est également surnommé le « diabète gras » parce qu’il survient généralement chez des personnes obèses, en surpoids ou inactives. Le diabète survient soit parce que le pancréas ne produit plus suffisamment d’insuline, soit parce que l’insuline agit mal.

Dans tous les cas l’activité physique prévient le diabète de type II en limitant la prise de poids et en améliorant la sensibilité à l’insuline. Cette dernière est observée même en cas d’effort modéré, mais ne dure pas longtemps, quelques jours tout au plus. Il est donc primordial de pratiquer une activité physique de manière régulière, pour permettre à l’organisme de rester sensible à l’insuline sur le long terme.

 

  • Vieillissement

La pratique d’une activité physique régulière limite et prévient la perte de masse et de force musculaire liée à l’âge (sarcopénie).  Entretenir sa masse musculaire c’est notamment rester autonome plus longtemps !

Et être actif préserve le capital osseux : celui-ci augmente avec l’exercice physique et est associé à une augmentation de la densité minérale osseuse.

En bref : l’exercice physique entretient à la fois votre masse musculaire et votre capital osseux !

 

Les effets bénéfiques sur l’état psychologique et les performances cognitives

Pratiquer une activité physique de manière régulière revient à se sentir mieux dans sa peau, mais aussi à avoir une meilleure résistance aux contraintes professionnelles et sociales. L’élévation de la concentration en sérotonine induite par l’activité en serait à l’origine, agissant comme un antidépresseur « naturel » !

Certaines études ont même démontré un effet positif dans la prise en charge de la dépression.

L’exercice physique augmente le débit sanguin cérébral, ce qui peut jouer un rôle protecteur sur les fonctions cognitives. Les risques d’être touché par la maladie d’Alzheimer ou la démence sont également diminués.

 

 

Margaux ORSINI, diététicienne

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